Faux positifs des tests de cocaïne
Cet article a été traduit du polonais à des fins d’information et de réduction des risques. Il n’encourage pas la consommation de substances psychoactives et ne remplace pas un avis médical.
Avec la cocaïne, la question n’est pas de savoir s’il y a des impuretés mais combien. Une partie d’entre elles ne vient pourtant d’aucune coupe, mais du plant de coca lui-même, et c’est précisément cette partie qui pousse un réactif à signaler quelque chose qui n’est pas là.
Quels alcaloïdes en sont responsables
La benzoylecgonine, la méthylecgonidine, la tropacocaïne et la norcocaïne touchent surtout le Marquis et le Liebermann. Avec de la cocaïne propre, le Marquis ne devrait pas réagir du tout et le Liebermann devrait rester jaune. En présence d’alcaloïdes secondaires, le Marquis tire vers le rose ou le pêche et le Liebermann vire à l’orange.
Le tableau ci-dessous reprend ce que chaque réactif du kit cocaïne permet d’écarter, et l’endroit où les alcaloïdes secondaires s’invitent.
| Réactif | Écarte |
|---|---|
| Robadope | 2C-x, amphétamine, MDA, PMA, taurine |
| Simon’s | MDMA, méthamphétamine, PMMA, cathinones, en partie lévamisole |
| Mecke | lidocaïne, cathinones, divers stimulants |
| Liebermann | phénacétine, éphédrine, lidocaïne, lévamisole, méthamphétamine, cathinones ; l’orange oriente vers les alcaloïdes du coca |
| Ehrlich | benzocaïne, procaïne, tétracaïne |
| Morris | confirme la cocaïne |
Un Marquis orange n’est pas forcément un stimulant
L’orange au Marquis oriente d’ordinaire vers de la méth ou de l’amphétamine, mais les alcaloïdes secondaires du coca donnent la même couleur. Vérifiez donc au Robadope et au Simon’s, qui visent précisément les amines primaires et secondaires. Si ces deux-là restent nets, l’orange vient de la plante et non d’une coupe.
Ce que sont réellement ces composés
La benzoylecgonine est un métabolite de la cocaïne et se forme normalement dans l’organisme. Sa présence dans la poudre est attribuée à un mauvais stockage, où elle apparaît d’elle-même. La méthylecgonidine n’est pas un composant naturel de la plante mais un intermédiaire de la transformation de la feuille de coca en cocaïne.
Ni l’une ni l’autre n’augmentent le risque par elles-mêmes. Elles disent que le produit est moins raffiné, et c’est une raison de continuer plutôt que de s’arrêter : un test de pureté montre ce qu’il y a d’autre.
Des questions ?
Mon Marquis a viré à l’orange. Il y a du speed ?
Pas forcément. Vérifiez au Robadope et au Simon’s ; s’ils restent nets, la couleur vient des alcaloïdes secondaires du coca.
Le Liebermann est orange au lieu de jaune.
C’est un signe classique d’alcaloïdes secondaires issus de la fabrication. L’échantillon n’en devient pas plus dangereux, ni plus propre.
Ces alcaloïdes sont-ils nocifs ?
Ils ne sont pas considérés comme un risque en eux-mêmes. Ils signalent un produit moins raffiné.
Comment savoir ce qu’il y a d’autre ?
Avec un test de pureté, et pour le fentanyl avec des bandelettes, puisque aucun réactif ne le couvre.