Comment détecter les nitazènes ?

Cet article a été traduit du polonais à des fins d’information et de réduction des risques. Il n’encourage pas la consommation de substances psychoactives et ne remplace pas un avis médical.

Les nitazènes sont un nouveau groupe d’opioïdes de synthèse qui, sur le marché noir, n’apparaissent presque jamais sous leur propre nom. Ils sont vendus comme benzodiazépines, le plus souvent en faux Xanax, ou comme héroïne et morphine. Contrairement à une benzodiazépine, ils peuvent provoquer un arrêt respiratoire, et contrairement à l’héroïne, leur puissance et leur dose sont mal connues. C’est exactement pour cela que le test vaut la peine, et il est rapide.

Les bandelettes sont le point de départ

Les bandelettes nitazènes sont l’outil le plus sûr pour cela. Elles détectent les opioïdes benzimidazoles jusqu’à l’état de traces, dans une plage d’environ 0,001 à 2 mg/ml, y compris mélangés à autre chose. Pour des composés précis, les limites tournent autour de 2000 ng/ml pour l’isotonitazène et d’environ 1000 ng/ml pour l’étonitazène, le méthonitazène et le protonitazène.

Aucune bandelette ne détecte tous les composés à toutes les concentrations. Sur une substance vendue comme benzo ou comme opioïde, elle reste pourtant la bonne première étape, parce qu’elle réagit là où les réactifs ne voient rien.

Ce que disent les réactifs

L’étazène donne au Liebermann un brun foncé à violet, au Marquis un rose ou un orange pâle, au Mecke un jaune foncé à orange clair, au Mandelin un orange à rouge et au Froehde un orange. Le Robadope, le Simon’s, le Zimmermann et le Cannabis restent sans réaction.

Le Morris donne avec l’étazène un bleu profond, ce qui le rend utile même quand l’étazène est mélangé à de l’héroïne. Mais les analogues ne se comportent pas forcément pareil : l’étonitazépine, par exemple, ne donne aucune couleur au Marquis, au Mecke ni au Mandelin, et seul le Liebermann retrouve ce brun foncé à violet. Un réactif peut donc signaler un nitazène, mais aucun ne peut l’écarter.

Acheté comme benzo, voici l’ordre

D’abord la bandelette, ensuite le réactif. Le Zimmermann confirme pour la plupart des benzodiazépines qu’il y en a bien une. S’il ne réagit pas du tout et que le Liebermann vire au brun foncé, cela plaide contre une benzo et pour un dérivé de nitazène, et la réponse est alors dans la bandelette et non dans la couleur.

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Des questions ?

Une bandelette fentanyl détecte-t-elle les nitazènes ?

Non. Ce sont des bandelettes différentes pour des familles différentes. Sur un opioïde d’origine inconnue, il vous faut les deux.

Un seul réactif suffit-il ?

Non. Un réactif peut signaler un nitazène, aucun ne peut l’écarter, car les analogues réagissent différemment.

Mon Zimmermann reste incolore.

Il n’y a alors probablement pas de benzodiazépine. Sur un comprimé vendu comme benzo, c’est le moment de la bandelette.

Quelle quantité d’échantillon ?

Pour la bandelette, dissolvez environ 100 mg dans 200 ml d’eau et trempez-la brièvement.