Qu'est-ce que la méthamphétamine ?
Cet article a été traduit en français.
Qu’est-ce que la méthamphétamine ?
La méthamphétamine, appelée familièrement « crystal », est une forme plus puissante de l’amphétamine, avec un effet stimulant encore plus intense sur le système nerveux. Elle est utilisée en médecine contre les troubles de l’attention, l’hyperactivité et les troubles du sommeil, mais son potentiel d’abus la place sous contrôle strict. En raison de ses effets psychoactifs plus forts, la méthamphétamine est aussi beaucoup consommée de façon récréative, ce qui comporte un risque sérieux de dépendance et de nombreuses conséquences sanitaires.
Description et histoire de la méthamphétamine
La méthamphétamine a été synthétisée pour la première fois en 1919 par le chimiste japonais Akira Ogata. Son potentiel pharmaceutique n’a toutefois pas été reconnu tout de suite. Ce n’est que dans les années 1930 qu’elle s’est répandue comme traitement contre l’hypertension et l’asthme. Elle a été largement utilisée par les soldats pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui a contribué à sa diffusion.
VIDÉO : Ce qu'il faut faire et éviter avec la méthamphétamine (activez les sous-titres)
Comment agit la méthamphétamine ?
La méthamphétamine est une substance psychoactive qui agit surtout sur le système nerveux central. Elle augmente la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine dans le cerveau. Cela se traduit par une forte sensation d’énergie, de vigilance et de stimulation mentale. La méthamphétamine rend toutefois très vite dépendant.
Méthamphétamine : effets
- Stimulation intense : la méthamphétamine provoque souvent une forte stimulation et un regain d’énergie.
- Vigilance accrue : on ressent souvent une vigilance et une concentration nettement renforcées.
- Confiance accrue : la méthamphétamine peut augmenter l’assurance et l’audace.
- Meilleures performances physiques : ses effets peuvent augmenter l’endurance physique.
- Perception du temps modifiée : le temps peut sembler passer plus vite.
- Effets indésirables possibles : notamment des troubles du rythme cardiaque, de l’anxiété et des psychoses.
- Risque de dépendance : la méthamphétamine rend fortement dépendant, sur le plan psychique comme physique.
- Conséquences possibles sur la santé : un usage prolongé peut gravement endommager le cœur, le système nerveux et la santé mentale.
Méthamphétamine : durée des effets
- Montée : les effets apparaissent assez vite, en général en quelques minutes.
- Pic : le maximum est atteint dans les premières heures après la prise.
- Durée : les effets durent environ 3 à 6 heures, selon la dose et la réaction de chacun.
- Descente : ensuite peut venir une descente, avec baisse d’énergie, anxiété et irritabilité. Elle peut durer plusieurs heures ou plus.
Méthamphétamine : dosage
- Dose courante : une dose typique va de 5 à 60 mg, par voie orale, intraveineuse ou inhalée.
- Dose faible : en dessous de 5 mg, considérée comme faible, avec des effets plus discrets.
- Dose forte : au-dessus de 60 mg, les effets sont plus marqués mais le risque d’effets indésirables et de conséquences sanitaires augmente.
VIDÉO : Comment agit la méthamphétamine ? (activez les sous-titres)
Réduction des risques : méthamphétamine
N’utilisez pas de méthamphétamine, en particulier si :
- Vous avez eu une maladie cardiaque ou de l’hypertension.
- Vous prenez un traitement susceptible d’interagir avec elle.
- Vous êtes enceinte ou vous allaitez.
- Vous avez eu des troubles psychiques.
- Vous êtes dans un environnement incontrôlé ou inconnu.
Quelques règles de base pour réduire les risques avec la méthamphétamine :
- Si vous manquez d’expérience ou ignorez la concentration, commencez par une dose faible.
- Hydratez-vous, mais sans boire trop d’eau. L’hydratation doit rester équilibrée.
- Évitez un usage fréquent, pour limiter la tolérance et une possible neurotoxicité.
- Soyez prudent en associant la méthamphétamine à d’autres substances.
- Consultez immédiatement en cas d’effets indésirables graves.
- Testez toujours la pureté de la méthamphétamine avec un kit PRO Test fiable. La marche à suivre est dans Comment tester la méthamphétamine ?
Ouvrez l’article ci-dessus pour savoir comment tester la méthamphétamine.
Mélanges : méthamphétamine
Le mieux est d’éviter de mélanger des substances psychoactives, mais si cela n’a pas pu être évité, mieux vaut connaître les risques. Voici les principaux dangers des mélanges de méthamphétamine avec des substances courantes :
- Méthamphétamine et alcool : augmente le risque cardiovasculaire et peut altérer le jugement.
- Méthamphétamine et benzodiazépines : l’effet stimulant est atténué, ce qui augmente le risque de prendre trop de l’une ou de l’autre.
- Méthamphétamine et DMT : peut intensifier les effets et provoquer une désorientation.
- Méthamphétamine et GBL : la méthamphétamine n’ajoute pas de dépression respiratoire, mais elle masque la sédation du GBL. Le risque est donc de reprendre du GBL parce que vous ne sentez pas qu’il agit. C’est cette reprise qui arrête la respiration.
- Méthamphétamine et GHB : la méthamphétamine n’ajoute pas de dépression respiratoire, mais elle masque la sédation du GHB. Le risque est donc de reprendre du GHB parce que vous ne sentez pas qu’il agit. C’est cette reprise qui arrête la respiration.
- Méthamphétamine et champignons à psilocybine : peut amplifier les effets psychédéliques.
- Méthamphétamine et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : l’effet de la méthamphétamine est réduit, ce qui peut pousser à en prendre trop.
- Méthamphétamine et kétamine : peut intensifier les effets dissociatifs et la désorientation.
- Méthamphétamine et caféine : augmente la stimulation et peut accélérer le rythme cardiaque.
- Méthamphétamine et MDMA : augmente la charge cardiovasculaire et le risque de surstimulation.
- Méthamphétamine et LSD : peut amplifier les effets psychédéliques.
- Méthamphétamine et IMAO : comporte un risque très élevé.
- Méthamphétamine et amphétamine : l’usage conjoint peut surstimuler le système cardiovasculaire et augmenter les risques sanitaires.
- Méthamphétamine et NBOMe : peut amplifier les effets et augmenter le risque de surstimulation.
- Méthamphétamine et opioïdes : risque accru de dépression respiratoire et de surdose.
- Méthamphétamine et protoxyde d’azote : peut intensifier les effets dissociatifs et la désorientation.
- Méthamphétamine et THC : augmente le risque d’anxiété et de paranoïa.
- Méthamphétamine et tramadol : comporte un risque de syndrome sérotoninergique et de réactions potentiellement mortelles.
La méthamphétamine est-elle légale ?
La méthamphétamine est classée comme substance contrôlée dans de nombreux pays, dont la Pologne et les États-Unis. Dans la plupart des juridictions, il est illégal de produire, de détenir ou de distribuer de la méthamphétamine à des fins non médicales.
Sources :
- erowid.org
- dmt-nexus.me
- psychonautwiki.org
- tripsit.me
- wikipedia.org
Comment tester la méthamphétamine
L’apparence ne permet d’identifier ni une substance ni sa puissance. Voici les kits qui permettent d’analyser un échantillon de méthamphétamine :
- Kit PRO Test pour méthamphétamine et produits de coupe
- Kit PRO Test de pureté et d’identification de la méthamphétamine
Vous hésitez ? Lisez Quel est le meilleur test de drogue ? ou parcourez tous les kits de test.
Avertissement
Les informations présentées sur cette page ne visent pas à promouvoir l’usage de drogues. Beaucoup des substances mentionnées sont illégales selon le droit national et international, et leur possession est punie par la loi. Ne supposez jamais qu’une substance est sûre. La concentration, la pureté et les additifs peuvent varier fortement, même si les échantillons proviennent de la même source ou se ressemblent. Chemical Safety sp. z o.o. déconseille fortement l’usage de toute substance psychoactive, légale ou illégale. L’usage de substances psychoactives comporte toujours des risques pour la santé qui peuvent être évités.
Aucun résultat de test ne prouve qu’une substance est sûre. Aucune substance n’est sûre à 100 %.Cet article est publié dans un objectif de réduction des risques. Il n’encourage pas la consommation de substances psychoactives et ne remplace pas un avis médical.
